Oceane découvre Myshuno
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missgabrielle

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Oceane découvre Myshuno



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missgabrielle

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Je suis arrivée par la grande autoroute, j'apercevais tous les grands bâtiments, des tours à étages, wow, c'était ça la ville! Moi qui venais de la campagne, tout était nouveau pour moi, mes yeux ne savaient plus où se poser.

J'avais grandi à Willow Creek, avec sa verdure, ses grands champs, sa petite rue principale où on ne retrouvait qu'une petite salle de sport, une bibliothèque et un musée représentatif de notre patelin. C'était tout qu'un changement pour moi d'arriver en ville, la vraie ville!

J'étais excitée, tout ce que je voyais me plaisait, c'était comme dans mes rêves les plus fous et c'était maintenant réel, oui, j'étais en ville, moi Oceane.

Mes parents m'avaient appelé Oceane pour mes grands yeux bleus qui leur faisait penser  à l'océan, l'océan qu'ils aimaient tant. Contrairement à moi, mes parents n'auraient échanger leur vie à Willow Creek pour rien au monde, ils chérissaient leur vie là-bas. Ils étaient des campagnard endurcis, la nature, l'air salin de l'océan, tout ça, c'était leur vie. Jardiner, pêcher, c'était tout ce qu'il leur fallait pour être heureux.

Mais pas moi, moi je voulais plus, j'avais toujours rêvé de la grande ville, depuis mon plus jeune âge. Je rêvais de ces grands édifices, de cette vie active, de ces festivals en tout genre. J'avais travaillé fort toute ma vie pour réaliser mon rêve, amassant mon argent, me privant, faisant tous les petits boulots que je pouvais.

Arrivée à mes 18 ans, j'avais cumulé 20 000 simflouz, et c'était assez pour le grand départ. Je n'ai pas pleuré, je quittais Willow Creek pour la ville dont j'avais toujours rêvé, Myshuno et toutes ses diversités culturelles, Myshuno où je pourrais être moi-même. Non, je n'ai pas pleuré, j'étais heureuse.

La route fut longue, mais j'y étais enfin. Oui, il n'y avait pas de doutes, j'étais enfin en ville, l'endroit qui me représentait, qui représentait tout ce dont je rêvais.

Myshuno, me voilà!



Je regardais tous ces panneaux publicitaires, toutes ces affiches représentant des célébrités, m'imaginant qu'un jour c'est moi qui y figurerait, c'est moi qu'on regarderait. La ville était promesse de tant de choses pour moi.

Je voulais percer en musique, devenir une vedette, une personnalité connue, une célébrité, être reconnue pour mon talent.

Je savais qu'il me faudrait travailler fort, mais ici, tout ça devenait à ma portée. À Willow Creek, c'était impensable. En ville, avec les efforts nécessaires, c'était réalisable. Oui, bientôt, Oceane serait sur toutes les lèvres et même sur les grandes affiches. Oui, bientôt, je serais connue dans tous Myshuno, la ville des rêves les plus fous.

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Me voilà, Oceane. Ais-je dis que ma couleur préféré était le bleu. À Willow Creek on disait que c'était excessif, on disait de moi que j'étais excentrique. Dans les petits villages, c'est comme ça, si vous n'êtes pas comme les autres, tous pareil, on vous juge sévèrement, on vous regarde de travers, on parle sur vous. Parce qu'il n'y a que ça à faire, parler sur les autres, et croyez-moi, j'ai fait beaucoup parler de moi.

À l'adolescence, j'ai voulu affirmer mon style, m'habiller comme je le voulais, je ne voulais pas être comme tous ces petits moutons, je voulais être moi. Je n'étais pas une mauvaise fille, mais pourtant, les parents me voyaient comme une mauvaise influence pour leurs enfants, et tout ça parce que je me suis teint les cheveux en bleu, oui, pour des cheveux bleus, quelques vêtements et quelques accessoires. Pour eux, ça faisait mauvais genre, délurée, délinquante même, si vous saviez tous les ragots qui circulaient à mon sujet. Si leurs gamins me fréquentaient, ils étaient punis, gare à celui qui serait vu en ma compagnie. Mon adolescence, je l'ai passé seule, seule parce que je voulais être moi. Je n'ai pas changé pour autant, ça aurait été me nier moi-même.

Je sais que ça a été difficile pour mes parents, mon père m'a dit que je les humiliais, ma mère pleurait chaque fois qu'elle entendait des commentaires sur moi. Mais même pour eux, je n'ai pas changé. Je voulais être moi. Personne ne me comprenait. Moi aussi j'ai beaucoup pleuré, mais ça m'a endurcis. Aujourd'hui je suis plus forte.

J'espère qu'ici, dans la grande ville, je ne serai plus la bête de foire qu'on pointe du doigt, j'espère en faire un atout. C'est aussi pour ça que j'ai travaillé si fort toutes ces années, surtout pour ça, pour vivre dans un endroit qui m'accepte enfin tel que je suis, pour être heureuse.

Mais j'ai confiance en Myshuno, confiance qu'on ne s'arrêtera pas à mes cheveux bleus et mes tenus, confiance qu'on me laissera la chance de me faire connaître, qu'on me laissera la chance de montrer ma beauté intérieure. Parce que je crois que je suis une belle personne en dedans comme en dehors.

Dans les grandes villes comme Myshuno, on accepte plus la différence, on n'y est plus habitué, enfin c'est ce que je crois depuis que j'ai amassé mes premiers simflouz pour ce rêve. J'espère de tout coeur ne pas me tromper. C'est pour ça que j'ai voulu venir ici. Pour ça et pour bien d'autres choses.

La grande ville m'a attirée pour l'agitation de ses rues, l'animation, les festivals, la vie quoi. À Willow Creek, je m'ennuyais ferme, on a vite fait le tour de ce qu'on peut y faire, c'est peut-être pour ça que les jeunes s'enferment de plus en plus dans leur monde avec leur téléviseur, leur ordinateur, leur jeux vidéos, et ne communique même plus entre eux. Oui, même à la campagne, nous avions ces technologies. Et la rue principale, n'en parlons même pas, c'en est presque une grossièreté d'appeler ça une rue principale. Ici, vous avez vu le boulevard! Je n'en croyais pas mes yeux, des voitures dans tous les sens. Et juste de débarquer devant l'immeuble, j'ai vu plus d'actions que dans toute ma vie entière. Sur ce point, je sais que je ne me suis pas trompée, à Myshuno, il y en a de l'action. Quartier des Épices, rue du Piment, c'est là que j'allais vivre, moi, Oceane. Vous imaginez! Je n'y crois pas encore!

J'ai toujours aimé la musique, c'était là que j'avais l'habitude de me réfugier. La musique, c'est tout pour moi, c'est ce que je veux faire de ma vie. Je veux chanter, je veux jouer de la guitare, du violon, du piano, je suis intéressée par tout ce qui touche à la musique. Je veux être une artiste et ce n'est qu'à Myshuno que je peux percer, me faire découvrir et me lancer sous les feux de la rampe. C'est aussi pour ça que j'ai voulu venir ici. Parce qu'ici je sais que c'est possible, à Myshuno, tout devient possible, même vos rêves les plus fous.

Myshuno, c'est mon rêve à moi.


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Je regardai ma note, j'allais habiter au 18, 18 rue du Piment. J'étais dans le bon immeuble, il me fallait maintenant trouver la porte de mon appartement. C'était là, juste devant moi. Je tournai le coin, passant devant une plante verte, on avait trouvé le moyen de mettre un peu de vie végétale dans ce couloir tout gris. Le gris triste et terne des couloirs ne m'enchantait pas, j'aurais bien vu un peu plus de couleurs, un peu de bleu par exemple. J'espérais que l'intérieur de mon appartement était plus joyeux, et s'il ne l'était pas je pourrais repeinturer, ça allait être chez moi. Quand j'avais parlé au promoteur des appartements du Piment, il m'avait dit que je ne pourrais pas changer la disposition des murs mais que je pourrais les peindres selon mes goûts.



J'étais nerveuse et excitée à la fois d'ouvrir enfin la porte de mon appartement. Me plairait-il, y aurait-il le nécessaire pour ne pas que j'aie à faire trop de rénovations et trop d'achats. Mon budget était limité, j'avais amassé chaque simflouz en travaillant à la sueur de mon front, je voulais limiter les dépenses. On m'avait dit que je devrais payer 600 simflouz de loyer, c'était beaucoup pour moi, mais j'étais prête à tout pour vivre à Myshuno.

Je travaillerais s'il le fallait, le travail ne me faisait pas peur, j'avais déjà travaillé si fort pour venir ici. Je ne devais pas faire faillite, je devrais apprendre à gérer un budget parce que maintenant j'aurais des dépenses, il me fallait penser à tout, le loyer, la nourriture, l'électricité, les loisirs. J'étais maintenant une adulte et je devrais m'assumer toute seule, toute seule dans cette grande ville, mes parents n'étaient plus là.

J'ouvris la porte, posant mon premier regard sur ce qui allait être mon petit chez-moi.



La cuisine était bien équipée, de grands comptoirs, un réfrigérateur, une cuisinière, un évier, une cafetière et même de la vaisselle bien rangée dans des armoires en hauteur. J'étais soulagée, je n'aurais pas à faire de grands investissements dans cette pièce.



Je passai devant une plaque mémorial, on avait insisté sur le fait que je devais la laisser là où elle était, c'était dans le contrat, en aucun cas je devais la retirer. Quand j'ai signé les papiers, je signais pour cela aussi.

Rien ne m'aurait arrêté, ça n'allait pas être une petite plaque accroché sur un mur qui l'aurait fait, j'avais accepté, bien sûr.

Je m'approchai pour la regarder, on m'avait dit qu'elle était dédiée au premier habitant de mon appartement. C'était un bel homme, pour son temps, me disais-je. Je respecterais sa mémoire.



Le salon n'était pas séparé de la cuisine, si ce n'est que le sofa et le tapis qui délimitaient un peu l'espace. C'était ça les appartements, presque qu'un loft m'avait prévenu l'agent immobilier.

Une grande fenêtre ferait entrer un peu de soleil et de chaleur au coeur de mon salon. J'y jetai un coup d'oeil, admirant la vue, regardant ce qu'il se passait au-dehors avec la hâte de m'y retrouver.

Ma fenêtre donnait sur un terrain de basketball, je connaissais le basketball pour ce que j'en avais vu à la télévision, à Willow Creek, ce n'était pas un sport connu. Ce serait certainement un moyen amusant de garder la forme, tout juste en bas de chez moi. Je m'y essaierais un peu plus tard. J'y voyais des Sims s'y adonner, ils paraissaient y prendre plaisir, j'analysait le jeu, il fallait lancer un ballon dans un panier. Je rigolais du haut de mon appartement de les voir tantôt réussir, tantôt échouer. Oui, le basketball, ça avait l'air amusant!



Je me retournai vers le salon, il y avait la télévision, je pourrais m'y détendre après une journée éreintante. Les murs faisaient vide, je prévoyais acheter quelques cadres pour égayer un peu la pièce. Et ce vert, aussi triste que dans les hôpitaux, il faudrait y remédier, mettre un peu de vie, un peu de bleu, un peu de Ocenane.



Il me fallait maintenant voir la salle d'eau. J'ouvris la porte. On y retrouvait encore ce vert déprimant, le vert devait être en spécial lorsqu'ils ont peint l'appartement me dis-je, on le retrouvait partout.

Une toilette, un évier, un petit miroir et un grand bain, il n'y avait pas de douche. J'étais plus du type douche que bain et ça m'embêtait, ce genre de modification coûtait bien plus cher qu'un pot de peinture, mais combien plus cher me demandais-je. Je visualisais déjà mes simflouz descendre à vue d'oeil. Mais c'était essentiel pour moi, il me fallait une douche. Il n'y avait pas la place pour les deux, je vendrais la baignoire, je pourrais certainement en tirer quelque chose. Adieu les moments à se prélasser dans la mousse, parce que j'aimais ça aussi de temps en temps.

La vie d'adulte était faite de choix, il fallait prendre des décisions. Mais bien que les choix étaient parfois déchirants, c'était aussi amusant d'avoir à tout décider.



Il ne me restait plus qu'à découvrir ma chambre. Encore ce vert, je changerais tout ça, ce n'était pas moi. Et ce vieux tapis gris ne m'enchantait pas non plus, c'était si terne. La chambre était grande, pour mon plus grand bonheur. Une grande bibliothèque ornait l'un des murs, un petit bureau devant la fenêtre, muni d'une vieille chaise à roulette, l'ordinateur n'était pas fournis, malheureusement.



De grandes fenêtres donnaient la vue sur le quartier, cet appartement était ouvert sur l'extérieur et j'aimais ça.

Je m'assis sur le lit, pour le confort, ce n'était pas tout à fait ça.



Une vieille commode de bois décrépite me permettrait de ranger mes vêtements, une dépense de moins souriais-je.

Voilà ce qui était mon appartement. Les dépenses ne seraient pas trop exorbitante, pensais-je, une nouvelle douche, un peu de peinture et quelques décorations pour me sentir enfin chez moi.

Il me fallait maintenant me mettre au travail.

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J'avais cloué quelques crochets au mur à l'entrée pour pouvoir y déposer mes vestes, quand je sortirais, je n'aurais qu'à les prendre et quand je rentrerais je les y raccrocherais, ça m'éviterait de les laisser traîner partout dans l'appartement et de devoir les chercher lorsque je serais pressée. J'avais aussi disposé mes chaussures à l'entrée sur une petite étagère. C'était une bonne chose de faite.

J'avais acheté tout ce qu'il me manquait pour cuisiner, des couteaux, des ustensiles pour la préparation, d'autres pour la cuisson, des épices et quelques huiles. Je m'imaginais déjà les bons repas que je pourrais y faire.

J'avais rapproché la table et les chaises pour me laisser un peu plus d'espace entre la cuisine et le salon. Et surtout, j'avais tout repeint en bleu, d'un bleu royal foncé qui contrastait bien avec le bois et le métal des équipements, oui, vraiment, j'étais contente du bleu que j'avais choisi, c'était déjà tellement plus chic comme ça. Pour le sol, j'avais retiré le bois foncé et posé des dalles grise clair qui éclairait la pièce. Ma cuisine me plaisait vraiment comme cela, c'était moi. Je m'y sentirais bien, j'en étais sûre.



Pour mon salon, j'avais opté pour la continuité du bleu de la cuisine. J'avais sélectionné trois tableaux pour remplir le mur vide, des tableaux qui représentait l'inspiration musical qui m'habitait. Je n'aurais qu'à regarder ces tableaux pour me rappeler mon but, celui de percer dans le milieu de la musique. Tous les styles de musique me plaisaient, m'emportaient.



J'avais vendu la baignoire pour m'acheter une douche, j'en avais trouvé une avec un fond bleu, dès que je l'avais vu, je savais que c'était celle-là qu'il me fallait, je ne pensais même pas qu'il y en avait des comme ça sur le marché, elle m'a tout de suite tombée dans l’œil.

À côté, une petite étagère pour disposer mes produits, gel douche, shampoing, crème en tout genre,parfum et serviette. J'avais installé un petit dispositif pour ceux que j'avais besoin apporté de main lorsque je serais dans la douche ainsi qu'une barre pour une serviette que je pourrais attrapé lorsque j'en sortirais. Près de la porte, un crochet pour mon peignoir.

Sur les murs comme sur le sol, un dallage gris clair, je ne détestais pas le gris clair, quand il était bien utilisé et que les décorations apportait une touche de couleur. Le gris clair, ça pouvait faire propre et classe, et le carrelage, c'était facile à nettoyer, exactement ce qu'il faut pour une salle d'eau. Le fond bleu de ma douche changeait tout et mes produits colorés était juste ce qu'il me fallait de couleur pour me sentir bien. Un bon dosage était la clé.



Pour ma chambre, j'ai choisi un bleu un peu plus claire, avec quelques variations de teintes, ça me représentait parfaitement, c'était comme le ciel, du sol aux murs. J'ai déposé les livres que je ramenais de Willow Creek, j'aurais peut-être le coeur à les lires, un jour. Puis j'ai placé un verre sur le bureau pour y mettre quelques crayons.



Pour certains, le vert d'eau apaise, moi il m'irrite, il m’ennuie au plus haut point, c'est ce bleu que j'ai choisi qui m'apaise. J'ai acheté un nouvel édredon pour mon lit, couvert de rayures bleu qui s'associait bien aux couleurs de ma chambre. J'ai aussi choisi un tapis colorés des autres teintes que j'aimais bien, le bleu, le mauve, le rose, pour une touche de joie. J'ai posé une étagère à crochet au dessus de ma commode pour mes tenues qui ne doivent pas être pliées, mes petites robes, mes vestes. Je me suis gâtée avec quelques parfums et vernis à ongles, il faut se gâter, c'est important. J'ai aussi mis une affiche d'une chanteuse tout en couleurs, le type de chanteuse que je veux être. Elle est un peu mon modèle, même si je ne veux ressembler à personne, je veux juste être moi.

Maintenant, je me sens chez moi, oui, tout à fait chez moi, c'est mon repère à Myshuno.

Je n'y étais pas allée de main-morte avec les dépenses, il ne me restait plus que 900 et quelques simflouz pour entamer ma nouvelle vie à Myshuno.

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Petit tour de la place publique

Les rénovations terminées, mes choses toutes placées à leur endroit, mon appartement à mon goût, selon mon budget, évidemment, je pouvais enfin aller mettre mon nez dehors et voir ce que m'offrait le quartier, ce qui se trouvait dans les environs de chez moi.

J'enfilai une tenue de sport qui consistait en un pantalon bleu indigo que je roulais jusqu'à la mi-mollet, un petit haut court bleu parsemé de fleurs blanches qui découvrait mon nombril et laissait passer l'air pour plus de rafraîchissement et une paire de basket sport qui me permettait de courir sans me renverser les chevilles.

Délaissant ma coiffure remontée pour une simple queue de cheval munie d'un bandeau d'un vert pomme à motifs bleus, j'étais prête pour une séance de sport, une séance de basketball.

Je n'y avais jamais joué, mais j'apprendrais, peut-être même qu'un gentil voisin me montrerait, un moyen de faire connaissance avec ces sims de la ville. J'aimais l'idée de faire du sport un jeu, je me disais qu'ils étaient brillant d'y avoir pensé.

Je pris l'ascenseur, impatiente que les portes s'ouvrent. Puis, je me dirigeai vers le terrain qui se trouvait à l'extrémité d'une sorte de place publique ou différentes activités se côtoyaient.

Un homme et une femme s'adonnaient déjà au basketball à mon arrivée. Je leur offris un sourire ne sachant trop comment me comporter avec des sims de la ville. J'étais nerveuse d'aller à leur rencontre parce que je me rappelais trop comment on m'avait exclue toute ma vie durant. Je voulais faire bonne impression.



Les ballons étaient fournis, une chance pour moi qui arrivais les mains vides, pensant à tellement de choses à la fois, ça ne m'avait même pas effleuré l'esprit.

Je fit un premier tir au panier qui rebondit sur l'anneau de fer pour en retomber à l'extérieur. Je ne l'avais pas eu. C'était plus difficile que je ne l'avais pensé.



Je ne me décourageai pas, je m'approchai un peu plus prêt, il fallait un début à tout. Me concentrant bien fort cette fois, le ballon entre mes deux mains, je visualisais le panier avant de lancer à nouveau.



Puis, je lançai. Le ballon roula sur l'anneau, retomberait-il dedans cette fois, l'aurais-je, je l'espérais.



Je l'avais eu, j'étais contente, fière de moi. Ce n'était peut-être pas grand chose mais j'étais fière, d'autant plus qu'on m'avait vu réussir.



J'essayai en me plaçant sur la gauche cette fois. Et je fis un second panier.

- Et de deux.

Le bellâtre m'encourageait, ce qui augmenta ma joie.



Je me replaçai de devant, je ne l'ai pas eu, c'était plus difficile de devant, j'étais plus loin du but.



- Tu commences hein?

- Oui, c'est ma première fois.

- Entraîne-toi à dribbler avec le ballon, fais-le à ta main, connaît-le, tu auras plus de contrôle sur lui.

- Bonne idée, merci pour le conseil.

- De rien, ne te décourage pas, tu es habile pour une première fois, tu pourrais devenir très bonne.

- Tu crois? Merci pour le compliment.

- Bien sûr, si je le dis c'est que je le pense.

Suivant ses conseils, heureuse du compliment, le sourire aux lèvres, je me mis à taper le ballon au sol, il appelait ça dribbler.



Puis, j'allai me présenter à lui.

- Au fait, je m'appelle Oceane.

- Oceane, c'est un beau nom, Oceane, comme l'océan?

- Comment t'as deviné? Oui, mes parents aimaient beaucoup l'océan, ils s'en sont inspiré.

- C'est un nom qui te va bien, Oceane.

- Merci, c'est gentil.



- Et si tu te pratiques encore un peu, on disputera un match.

- Comptes sur moi. D'ici quelques jours je serai à la hauteur. Et c'est moi qui te battrai.



- À bientôt, alors.

- À bientôt Oceane.



J'entendis de la musique, il me fallait trouver d'ou elle venait. Guidée par les sons de la guitare, j'arrivai devant une dame qui grattait les cordes. Elle était bien équipée, sa guitare branchée sur un amplificateur, une valise ouverte pour recueillir les simflouz des passants à qui sa musique plairait.



Je restai là quelques minutes, à l'écouter, admiratrice.



Une dame se joint à moi pour l'écouter, nous restâmes là un bon moment, profitant du spectacle, hochant la tête au son des notes qu'elle jouait.



Et parce que j'aimais la musique, parce qu'elle m'avait fait passer un bon moment, j'eus envie de l'encourager, ce n'était pas grand chose, je n'étais pas riche, mais c'était l'intention qui comptait. Heureuse, elle me pointa sa valise pour que je dépose les simflouz.

Je pensai que bientôt, c'était moi qui se retrouverait à sa place, faisant profiter les sims de ma musique, sur la place publique, valise ouverte. Oui, bientôt, c'est ce que je ferais. La ville offrait tant de possibilités, et je n'avais encore rien vu, m'excitais-je.



Puis, je me dirigeai vers les stands, je voyais deux stands, mais il n'y en avait qu'un d'ouvert. Il offrait des fruits et légumes, je parcourrai la liste des prix, je les trouvai exorbitants,  près de 20 simflouz pour un fruit, je n'y croyais pas mes yeux, ce devait être une erreur!

- Madame excusez-moi, ce sont les bons prix?

- Bien sûr, me dit-elle, un peu irritée par ma question.

Je pensai, bien sûr Oceane, les fruits et légumes viennent de la campagne, de chez toi, tu as vu des fermes dans la ville, bien sûr que non! C'est pour ça que les prix sont beaucoup plus élevés, il faut compter le transport, l'entreposage, tout ça. J'étais tout de même estomaquée, comment arriverais-je à me nourrir si tout coûtait aussi cher!

- Merci, je repasserai, dis-je, avant de m'éloigner.



Me retournant, je vis une sorte d'astronaute, toute dorée, je m'arrêtai pour la regarder. Elle tenait une pause, sans bouger. Je n'étais pas seule à l'observer, ça semblai être une sorte d'animation... inanimée. Je restai là un moment, elle ne bougeait pas d'un poil, elle ne sourcillait même pas. Je me demandais comment elle arrivait à tenir, c'était impressionnant.



Quand soudain, elle bougea pour prendre une autre pose, encore plus difficile à tenir. Nous étions tous trois béat devant elle, ça suscitait l'admiration. La ville attirait l'art du spectacle, ce n'était pas à Willow Creek qu'on pouvait voir ce genre de choses. J'étais impressionnée par tout ce que je voyais, moi la petite campagnarde. Mais bientôt, oui bientôt, je serais des leurs. Je ne doutais pas que je m'acclimaterait bien vite à la ville, j'aimais beaucoup ce que j'en voyais.



Une jolie fontaine ornait le centre de la place, dont l'éléphant jetait de l'eau de par sa trompe. C'était superbe, m'extasiais-je, tout était extra dans cette ville, vraiment, ça en valait tout les efforts qu'ils m'en avaient coûté.



Je retournai vers les appartements, je voulais me changer pour explorer encore un peu plus le quartier.

Au pied de l'immeuble, se trouvait une boîte, on semblait l'avoir abandonnée là. J'attendis un peu, mais personne ne vint la récupérer. Curieuse, je me mis à fouiller. J'y trouvai une boule de neige, c'était joli, je me dis que je pouvais bien la garder.



Un homme tout à fait craquant passa près de moi. Il était tout à fait mon genre, je le trouvais attirant. Les hommes étaient tellement plus intéressants en ville me disais-je, à Willow Creek, il n'y en avait pas des comme ça. Je n'ai pas osé lui parler, qu'aurais-je bien pu lui dire. Rien ne m'est venue à l'esprit, j'étais sous son charme.



Je remontai à l'étage, j'avais envie d'aller dans un bar ou un café, peut-être un restaurant. J'étais excitée à l'idée d'en voir plus.



En entrant, je m'arrêtai un instant pour regarder mon chez-moi, oui c'était bien chez-moi et pour rien au monde je ne retournerais à Willow Creek, la vie ici était tout simplement génial, c'était extraordinaire, je m'amusais enfin.



J'arrêtai au petit coin.



Puis, je sautai dans la douche, me savonnant, non sans chanter toute ma joie, tout mon bonheur.



Je m'habillai, avec ma petite robe bleue que j'aimais tant, me recoiffai, mis quelques bijoux. J'étais prête pour une soirée qui s'annonçait fabuleuse, tout était fabuleux ici, tout resterait graver dans ma mémoire, tout était inoubliable. Quel chance j'avais! Je ne regrettais rien, oh non, je ne regretterais jamais ma vie à la campagne!

missgabrielle

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Je descendis au pied de mon immeuble, ce soir, je voulais découvrir plus, plus de la vie de mon quartier. J'étais excitée à cette idée.



Et c'est au Karaoké que je décidai d'aller. Wow, un Karaoké dans mon quartier, c'était génial. J'allais pouvoir m'amuser, rencontrer pleins de sims, et surtout, j'allais pouvoir chanter. C'était la sortie idéale pour moi.

Le sourire aux lèvres, j'entrai. La soirée s'annonçait bien, j'allais chanter! Je n'avais jamais chanter avec cette machine, j'avais vu des sims le faire à la télévision et ça avait l'air extra. J'espérais y arriver, moi qui n'avait exercer ma voix que sous la douche. C'était l'occasion de mettre en oeuvre mes talents et peut-être même qu'on les reconnaisses.



J'entrai dans une petite salle, la machine à karaoké était là, devant moi. Il me fallait apprendre à m'en servir. J'étais seule dans la pièce, ça faisait mon affaire, je pourrais m'exercer un peu seule avant de chanter devant d'autres sims. Je ne voulais pas gâcher mes chances. Un peu de pratique avant d'avoir un public n'était pas superflue. J'avais confiance en mon talent, mais je savais aussi qu'il me fallait le développer pour percer dans le monde de la musique.



Je m'approchai, j'observais la machine, ce ne devait pas être bien compliqué.



Je saisi le micro, pesai sur quelques boutons, voilà, elle était en marche. Il me fallait choisir une chanson. Je devais en prendre une facile, j'aimais mieux réussir une chanson facile que me ridiculiser avec une chanson difficile. Je savais que j'étais limitée. Mais il fallait bien commencer quelque part, non?



Voilà, c'était partie! J'entendais les premières notes d'une chanson pop. J'étais nerveuse, très nerveuse, même si j'étais seule.

Les paroles apparaissaient sur l'écran, dans trois deux un, c'était à moi!



Je donnai tout ce que je pouvais. Je m'appropriai le rythme, je chantai me donnant corps et âme.



Faisant mon petit spectacle, pour moi-même, je chantais au bon moment, articulant bien les mots, chantant sur le rythme. J'avais le sens du spectacle de la scène, parce qu'il ne fallait pas que chanter, mais être intéressante à regarder, je le savais, si je voulais un jour être sur les grandes scènes.



Tendant la main vers mon public invisible, je me donnais à fond, la musique pop m'entraînait, me stimulait, me portait.



J'y mettais toute mon énergie, tout ce que j'avais en dedans de moi. Je chantais et j'aimais ça.



J'adorais ça! Je faisais monter ma voix dans les sommets. Oui, la musique pop était faite pour moi!



Et je terminai tout en beauté, devant une spectatrice qui faisait son entrée.



Ma chanson terminée, elle s'approcha de moi.

- J'aimerais chanter, j'aime la pop aussi, si tu veux, on chante ensemble.

- Oh oui, ce serait super, attends je nous choisis quelque chose pour un duo.



Et maintenant qu'il y avait quelqu'un avec moi, je me donnai encore plus, si c'était possible. Je ne lui dis pas, mais je voulais faire mieux qu'elle, je voulais me démarquer, parce que si je voulais devenir chanteuse, il me fallait me démarquer, je savais que la compétition était féroce dans le domaine de la musique. Et moi je voulais en faire mon métier, je voulais être reconnue, devenir une vedette.

Dès le début de la chanson, je serrai le point, y mettant toute mon émotion.



Elle sentit mon élan de compétition et haussa le niveau, se tournant vers moi. Chanter avec elle me motivait, augmentait mon envie de faire toujours mieux, mieux que moi-même, mieux qu'elle.



On chantait toutes les deux se regardant, s'entraînant l'une l'autre à se surpasser. C'était enivrant.



Pour ensuite s'accorder toute en complicité. Parce qu'à deux, il fallait aussi s'accorder, être complice.



J'avais beaucoup de plaisir. Je savais que cette expérience était importante pour ma progression.



Pour finir dans un duel des plus prenants, à qui ferait mieux que l'autre.



Et définitivement, c'est moi qui remportait la palme de la meilleure chanteuse. J'en étais plus que fier. Elle en semblait choquée.



Quand nous nous sommes assis, laissant le micro à un autre chanteur, j'en eus la confirmation. Elle m'en voulait d'avoir fait mieux qu'elle et me le fit bien comprendre. Elle dégrada mon travail pour se remonter.

- Ne penses pas que tu étais meilleure que moi, une vraie chanteuse suit son partenaire, surtout quand elle chante plus juste et sur le rythme, il ne s'agit pas de faire la belle comme tu le faisais pour savoir chanter.

- Ce n'est pas vrai, je chantais sur les notes et sur le rythme, je chantais bien.

- On m'engagerait 10 fois plutôt que toi, alors ne prends pas tes grands airs de chanteuse de bas étage.

- Je ne prends pas mes grands airs, c'est méchant ce que tu me dis.

J'en fus d'abord très blessée, puis, je conclus qu'elle était juste jalouse de mon talent. Il fallait être forte dans ce milieu, mais je ne pouvais faire autrement que de me sentir encore blessée par ses paroles.



Je me retournai vers le chanteur du moment, j'aimais sa musique, d'un autre genre, j'aimais tout les genres, je le regardais, je voulais apprendre de lui, ce n'était certainement pas la première fois qu'il venait chanter ici, je m’absorbais de son talent, j'étais éblouie. Je l'applaudis, sincèrement, ce qu'il était doué! Ça me changeait de cette fille qui voulait me rabaisser. Je savais que j'avais encore beaucoup à apprendre, mais je savais aussi que je m'étais bien débrouillée pour un début dans la chanson. Je m'en persuadais.



Elle revient à la charge, essayant de me détruire un peu plus.

- Tu vois, ça c'est un chanteur. Pas une petite minette comme toi qui pense savoir chanter et qui pense que faire la belle lui suffira pour devenir chanteuse.

- J'ai du talent, je deviendrai chanteuse. Je ne suis pas qu'une petite minette qui fait la belle.

J'étais tellement blessée, je n'étais pas capable de lui répondre plus, je retenais les larmes qui me montaient aux yeux. Cette fille s'obstinait à gâcher ma soirée, à me faire douter de moi, de mon rêve.



Elle partit enfin. Je balançais mes doigts sur le rythme hypnotisée par le chanteur qui me regardait en chantant, ça me fit du bien. J'étudiais ce qu'il faisait, je voulais m'imprégner de sa musique. Ce qu'il était bon! Et il me regardait!



Quant il eût terminé, je le saluai. Je voulais lui parler. Qu'il m'apprenne des choses sur la musique.

- Hé je t'ai trouvé génial, je suis Oceane.



Je m'avançai vers lui.

- J'aimerais que tu m'apprennes des choses sur la musique, tu as un instant pour discuter?



- Merci bella. Je suis Joaquin. Bien sûr, avec plaisir.



Je le buvais des yeux, il m'avait vraiment impressionnée.

- La musique il faut que tu la sentes, que tu t’imprègnes d'elle, que tu la sente au plus profond de toi, le reste se fera presque tout seul, si tu l'as dans la peau, dans le sang, tu  la sentira et les autres le sentiront aussi, comme toi tu l'as senti quand je chantais, si tu fais ça, tu chanteras bien.

Je buvais encore plus ses paroles, c'était pleins de bon sens. Un conseil que je graverais dans ma mémoire, un conseil que je suivrais, je savais qu'il avait raison.



- Merci, je suivrai ton conseil, tu sais, c'est mon rêve de devenir chanteuse et musicienne, et je ferai tout pour y arriver. Je veux être au top, devenir célèbre, une vedette musicale.



- Alors sent la musique Oceane et tu y arriveras. On chanteras ensemble, je te montrerai, ce sera super. Tu as le look pour ça, aie confiance en toi surtout et n'abandonne pas ton rêve, ne te laisse pas atteindre par les critiques comme tu l'as fait tout à l'heure, crois en toi et prends les critiques comme une force pour toujours te surpasser. Crois en toi bella, et n'hésites pas à demander conseil à ton Joaquin, il sera là pour toi. Je vais boire un verre au bar, mais on se reverra, je suis souvent là, à chanter.

- Merci Joaquin, merci pour tes conseils et de croire en moi. J'adorerais chanter avec toi. Ce serait trop génial! Je reviendrai ici aussi souvent que possible et je m'améliorerai, je me pratiquerai, tu verras, j'arriverai à sentir la musique et je chanterai avec toi.

- À bientôt alors, belle Oceane.

- À bientôt Joaquin. Et merci pour tout.



J'étais si contente d'avoir rencontré Joaquin, c'était un type génial! Il m'aiderait à progresser, il était si bon, il connaissait la musique, j'avais déjà hâte de le revoir et surtout chanter avec lui, je savais qu'il me ferait avancer vers mon but.

Je n'avais pas encore mangé, mon ventre criait famine, entre le basketball ce matin, le karaoké ce soir, je n'avais pas pris le temps de manger et mon corps me le faisait sentir.

J'allai commander un petit quelque chose au bar.

- Hé, je prendrais un frite svp.

- Oui, mademoiselle, je vous sert ça dans un instant.

- Merci.



Je m'assis au comptoir, l'eau à la bouche, ce que j'avais faim, l'odeur des frites qui sortait tout juste de l'huile me faisait tant envie.



Hmm, ce qu'elles étaient bonnes, ça faisait du bien d'enfin manger.



J'avais maintenant envie de boire quelque chose, il y avait tellement de choix, je n'avais jamais bu aucune de ces boissons, c'était la première fois que je sortais dans un bar-karaoké, et même dans un bar tout court, je venais à peine d'avoir 18 ans, je les avais fêté en embarquant dans un taxi pour Myshuno. Je n'étais donc jamais sorti, même à Willow Creek.



J'optai pour une coupe d'une sorte de vin blanc. Et c'est le nouveau serveur qui me le prépara. Un bel homme, je pensai.



Me dirigeant pour aller m'asseoir, je croisai le chemin d'un autre homme, habillé d'un smoking qui le rendait tout à fait craquant. Décidément, Myshuno était empli de beaux hommes. J'étais maintenant une jeune adulte et les hommes me faisaient de l'effet, des petits papillons dans l'estomac, mes hormones se réveillaient.



Je m'assis dans un petit fauteuil, du côté bar, c'était là qu'il y avait le plus de sims, je voulais observer les sims de Myshuno, voir comment ils interagissaient entre eux, m'accepteraient-ils, pourrais-je être des leurs, pourrais-je enfin ne plus être seule, me faire des amis, ne plus être recluse comme je l'étais à Willow Creek.

Je posai mes lèvres sur la coupe, les trempant dans cette boisson qu'on m'avait servi, levant ma main pour en porter le contenu à ma bouche, me demandant si j'aimerais ça.



Et je trouvai ça bon.



Après mon verre, je suis retournée du côté du Karaoké. J'avais envie de chanter une autre chanson. Je me sentais un peu enivrée par l'alcool et j'aimais ça, je me sentais plus confiante pour chanter, je n'avais plus peur des critiques.



C'était mon tour, je pris le micro, je me concentrai.



Me rappelant les conseils de Joaquin, je me laissai imprégner de la musique, je la sentis en moi, au plus profond de moi, je la sentis déferler en moi et je me mis à chanter doucement.



Plus la chanson avançait, plus je chantais, je sentais la musique, l'émotion était à son summum et ça se sentait dans ma voix. Je voyais que les sims aimaient ça et ça m'encourageait à faire du mieux que je le pouvais.



On m'avait applaudis, ce que ça avait été bon d'entendre ces claquements de main, moi Oceane, on m'avait applaudis.

Je déposai le micro et me retournant, je vis cet homme que j'avais vu plus tôt, en bas de mon immeuble. Grisée par la boisson et les applaudissements, je pris mon courage pour aller l'aborder. Il était tellement craquant, tout à fait mon type d'homme, un peu rockeur, un peu rebelle, j'adorais ça.

- Bonsoir. Moi, c'est Oceane. Tu viens souvent ici.

Quel idiote! Parce qu'il me plaisait, j'avais fait une folle de moi. Il me prendrait pour une idiote de l'avoir aborder ainsi. C'était le genre d'approche qu'aurait pu avoir un vieux matcho.

- Bonsoir, Oceane. Je viens de temps en temps, me répondit-il, le plus sérieusement du monde, me fixant droit dans les yeux.



Allongeant mes bras, lui parlant, expressive, je frôler son bassin et même ses fesses, sans le faire exprès.

- Tu es vite en affaire, Oceane.

- Oh, pardon, je ne voulais pas, bafouillais-je le rouge me montant aux joues.

Je ne savais plus ou me mettre. Pour qui me prendrait-il, la situation ne s'améliorait pas.



- Ne sois pas si mal à l'aise, Oceane. Je rigolais.

- Ah, d'accord, je te pensais sérieux, dis-je riant nerveusement.

Il aimait se jouer de mon malaise apparemment, et je ne détestais pas ça.



Il glissa son bras derrière moi, frôlant mes hanches, plaçant sa main au creux de mon dos. Ouf, j'en avais des chaleurs, qu'il me touche ainsi.

- Tu vois, on est quitte maintenant. je devais balancer les choses entre toi et moi.

Toi et moi, j'avais adoré la façon qu'il avait eu de dire toi et moi. Balances-les autant que tu voudras, je pensais, complètement sous le charme.



J'allai m'asseoir.

- Tu as un moment pour discuter, osai-je demander.

- Pourquoi pas, j'ai tout mon temps, la soirée est jeune.



Il me regardait, plissant ses yeux, comme pour m'étudier. Je sentais que je ne lui déplaisais pas et ça me fit tout drôle en dedans, j'étais excitée, nerveuse à la fois, j'avais des papillons dans l'estomac. C'était la première fois qu'un homme me regardait comme ça. J'aperçus Joaquin derrière, je lui lançai un coup d'oeil.

- Regarde-moi Oceane. Tu ne sais pas que je suis un homme jaloux.

Ça aurait pu me faire fuir, mais ça m'a attirée, encore plus. La façon qu'il avait eu de le dire, je me sentais importante, je me sentais belle à ses yeux. Et je n'avais jamais ressentie cela. C'était si différent du regard de désapprobation que j'avais eu l'habitude de sentir sur moi. Ça me faisait fondre encore plus.



Il ne me quittait pas des yeux, discutant et je n'avais plus envie de le quitter des yeux moi non plus, c'était comme s'il n'y avait plus que nous deux dans la pièce. Il me souriait de son sourire qui me faisait fondre littéralement sur place, je lui souriais en retour. Je sentais une connexion entre nous. Il était mystérieux à la fois, et j'aimais ça. J'avais envie de passer le reste de ma soirée à discuter avec lui, je n'avais même plus envie de chanter, plus que lui ne comptait maintenant dans cette soirée.

- Je ne t'ai pas fait peur en disant ça, au moins.

- Non, pas du tout.

- Mais tu sais, c'était vrai, je suis un homme jaloux, autant que tu le saches.

Je lui fis mon plus beau sourire.

- Ça ne me fait pas peur, lui dis-je sur un air de défi.



- Tu es belle tu sais. Quand j'ai une copine, je n'aime pas que d'autres hommes la regarde comme Joaquin t'as regardé. Et je n'aime pas qu'une femme regarde d'autres hommes quand elle est avec moi.

J'avais regardé Joaquin du coin de l'oeil, il l'avait vu, je sentais qu'il me le reprochait. Je ne voulais pas lui déplaire.



- Je... excuse-moi.

- Ça va, je te pardonne pour cette fois, mais saches que je n'aime pas ça.

Il me le dit sur un ton irrité, je voyais bien que ça l'avait choquer.



- Détends-toi, je ne t'en veux pas.

Il me sourit. Il me charmait à nouveau, et même quand il m'avait rabrouer un peu sèchement, il m'avait charmé, il m'ensorcelait, il me plaisait comme aucun homme ne m'avait plût jusque-là.

J'étais contente de voir son sourire, je savais qu'il ne m'en voulait pas et j'étais heureuse. Je me détendis, aussi bien que j'étais capable de me détendre, parce que mon coeur battait la chamade dans ma poitrine.



Il se retourna vers moi, plongeant son regard dans le mien, en silence, nous nous regardions, comme si nous scrutions notre âme, j'aimais à le regarder, il avait le don de me faire sentir importante, comme un trésor je me sentais dans ses yeux. Je n'avais jamais connu d'homme comme lui. Des hommes comme Joaquin, j'en avais vu, mais pas des hommes comme lui.



- Tu vas me faire rougir à me regarder ainsi, lui dis-je, recherchant un contact physique avec lui, passant ma main doucement sur son buste.

- Tu es belle Oceane, tu es belle à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur, ça se voit. Tu es spéciale, pas comme les autres femmes.

Wow, ses paroles faisaient l'effet d'une bombe d'amour sur moi. Tout ce qu'on ne m'avait jamais dit, il n'aurait pas pu dire autre chose qui me rende aussi heureuse, ses paroles me touchaient en plein coeur. Et je sentais qu'il le pensait au plus profond de lui et c'est ce qui me touchait le plus.

Spéciale, on m'avait déjà affublé de cet adjectif, mais avec une sorte de dédain, lui il me le disait avec une sorte d'admiration et ça me faisait tellement, mais tellement de bien. Oui, les sims étaient différent à Myshuno, et je sentais qu'enfin on m'appréciait.

- Tu l'es aussi spécial, lui dis-je, avec moi aussi une pointe d'admiration pour lui.



C'est à ce moment qu'une femme me tira de la bulle qu'on avait bâti tous les deux.

- Je ne veux pas vous interrompre, mais, ce qu'ils sont beau tes cheveux, j'adore le bleu que tu as choisi, c'est vraiment classe et différent, ça te va bien.

Moi, classe, ça non plus on ne me l'avait jamais dit. J'en étais surprise. Moi, Oceane, classe et c'était dit par une femme qui visiblement connaissait la classe.

- Merci beaucoup, c'est gentil.



La soirée tirait à sa fin, le karaoké allait fermer ses portes, il était temps de se dire aurevoir, même si j'aurais voulu que cette soirée ne finisse pas, l'heure tardive jouait contre moi.

- J'espère te revoir bientôt, j'ai passé un très bon moment.

- On se reverra bientôt, sois en sûre, Oceane. J'ai ton numéro juste là, dans mon portable, et il me tarde déjà de te revoir.



Je franchis les portes du karaoké, la tête pleines de rêves, des rêves de musique, des rêves d'amitié, des rêves d'amour même.

J'avais passée la plus belle soirée de toute ma vie, une soirée sans nom, une soirée fabuleuse.

Je serrais les cuisses, retenant une envie pressante.



Je franchis la porte de mon appartement, non déçu d'y être enfin, je ne pouvais plus me retenir plus longtemps.



C'est avec soulagement que je m'assis sur la cuvette, fatiguée, mes yeux se fermaient tout seuls.



Je me lavai les mains, me remémorant chaque souvenir de cette soirée extraordinaire.



Arrivée au pied de mon lit, je me dis que j'allais bien dormir ce soir.



J'enfilai mon pyjama, rabaissai les couvertures.



Et je me couchai, la tête emplie d'images, pensant aux chansons que j'avais chantées, aux rencontres que j'avais faite et surtout, à cet homme qui avait éveillé en moi des sentiments nouveau, que je ne connaissais pas.

Il m'avait dit tout juste avant de partir, qu'on se reverrais bientôt, c'est sur cette pensée que je m'endormis heureuse et peut-être même amoureuse, déjà.

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